La vidéothèque du FIGRA, 9ème année de docu’ à la demande

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C’est le nombre de personnes qui ont consulté, à la vidéothèque du FIGRA, les documentaires diffusés lors de l’édition 2016 du FIGRA. Mis en place il y a 9 ans, cet endroit est devenu un véritable lieu de culte pour les passionnés du docu’ flânant dans les allées du Festival. Pour l’édition 2017, Franco Revelli, responsable des 16 postes de visionnage de vidéo à la demande (VAD), compte bien faire mieux cette année. Et c’est bien parti. L’année dernière, en raison d’une actu forte (attentats de mars 2016, grève), 47 personnes sont passées par la vidéothèque le jour de l’ouverture (mercredi) ; cette année, ils étaient déjà 70 à la mi-journée !

27 pouces

Un esprit intimiste régit ce lieu, mettant les visionneurs « à l’aise ». Des ordinateurs de grande taille et de grande qualité d’affichage, et même trois postes de visionnage dotés d’écran de 27 pouces.  Franco Revelli, maestro de ce bal d’images d’actu’ en cabines individuelles, mène à la baguette qui regarde quoi : pas question de passer un film avant sa diffusion dans un des auditorium du palais des congrès de Touquet ! Et il tient les comptes avec passion. « Je m’amuse avec les données ! » abonde-t-il.

2008

Depuis 2008, c’est lui qui concocte, année par année un compte-rendu de la vidéothèque… Loin d’être un simple monsieur chiffre, il connaît la programmation sur le bout des doigts. « Quand on vient me demander ‘un film sur l’esclavage en Asie’, il faut connaître le contenu de chaque film pour comprendre qu’il s’agit de ‘Corvéables à merci, le scandale des bonnes asiatiques’, d’Alexandra Jousset et Gratiane de Moustier. » 

Son : Le journalisme aujourd’hui, parole aux lycéens

Marine, Margaux et Juliette ont 17, 16 et 15 ans. Elles sont en première STAV (Sciences et technologie de l’agronomie et du vivant).
Avec leur classe et leurs professeurs elles sont venues d’Hazebrouck (Nord) pour passer une journée au FIGRA et assister aux projections.
Ce mercredi 22 mars, elles ont vu « Nous les G.A. » de Marine Place, sur une classe de bac pro et « Mon président est en voyage d’affaire », l’enquête de Cash investigation sur un voyage officiel de François Hollande en Azerbaïdjan.
Nous sommes allés à leur rencontre pour récolter leur ressenti sur les films et le métier de documentariste.  Pour elles, « il faut avoir du courage pour être journaliste ».

L’ESJ au FIGRA

Des réfugiés entassés dans des camps au Kenya et en Jordanie. Des enfants qui grandissent à l’ombre de terrils dans le nord de la France et des dissidents politiques chinois en exil. Des femmes détenues en France qui reviennent sur leur passé criminel. Des conjoints endeuillés par les attentats de 2015 à Paris. Ces personnages, nous ne les rencontrerions jamais sans la persévérance, l’indépendance et l’œil sensible des grands reporters.

A la rencontre des témoins du monde

Le Festival international du grand reportage d’actualité et du documentaire de société (FIGRA), au Touquet-Paris-Plage, est l’un des rares événements entièrement dédié à leur travail. Notre petite équipée d’étudiants en journalisme a la chance d’y assister.  Plus de 70 des meilleurs films documentaires de l’année y sont présentés. L’occasion de rencontrer leurs réalisateurs, de débattre sur l’état de la profession de reporter, ou encore de redécouvrir le palmarès 2016.

Figr’Actu a pour vocation de partager ces découvertes, le temps d’un festival. Nous y suivons, en direct, les moments forts du festival : tables rondes, théâtre documentaire, palmarès… Nous y exposons sans vernis superflu une photographie du monde d’aujourd’hui, dessinée par la sélection officielle 2017. Nous y dressons encore l’état des lieux d’une profession : ses réalités économiques, les circuits de production, les processus de fabrication des grands reportages.

Avec Figr’Actu, entrez avec nous dans les coulisses du FIGRA 2017. Bon festival à tous !